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Betclic se lance sur le marché des paris sportifs en ligne polonais

10-09-2018

L’opérateur français Betclic se prépare à investir sur le marché en ligne polonais. Le 26 septembre dernier, il a en effet obtenu une licence officielle pour proposer son service de paris sportifs aux joueurs locaux. Cet investissement se révèle risqué pour l’opérateur français en raison du système de taxation particulier en vigueur en Pologne. Le gouvernement a en effet décidé de taxer les acteurs sur les mises, et non sur les bénéfices.

Une aventure risquée

Betclic Everest figure parmi les opérateurs les plus importants en France. Il opère sur le vertical du poker et celui des paris sportifs. Récemment, il a décidé de se tourner vers d’autres pays afin de développer son activité. Le 26 septembre, il a obtenu une licence pour opérer sur le marché polonais. Celui-ci a été ouvert en 2016 et il compte 9 acteurs. Ces derniers proposent tous une offre de paris sportifs. Le vertical des jeux de casino est effet réservé à Totalizator Sportowy, une entreprise étatique.

Malgré un fort potentiel, le marché polonais peine à attirer les opérateurs. Il faut dire que son système de taxation se révèle particulier. Celui-ci applique en effet les taxes sur les mises au lieu de se concentrer sur les bénéfices. Celles-ci s’élèvent à 12 %. Cette particularité peut créer des situations délicates pour les opérateurs. Ces derniers se retrouvent alors à payer des taxes sur des mises gagnantes. En d’autres termes, ils doivent passer deux fois à la caisse. Il semblerait cependant que ce système ne pose pas de problème à Betclic. L’opérateur estime en effet que le marché se révèle suffisamment profitable.

L’expérience portugaise

La décision de Betclic d’investir sur le marché polonais se révèle surprenante surtout au vu de son expérience au Portugal. Ce dernier utilise en effet un système de taxation similaire. Il se révèle cependant plus sévère puisque les opérateurs de paris sportifs doivent reverser 8 % à 16 % de leur chiffre d’affaires à l’État. Pour les casinos, ce taux peut même aller jusqu’à 30 %. À noter d’ailleurs que les joueurs ont lancé une pétition pour modifier le système fiscal. Betclic, de son côté, a affirmé qu’il avait reversé 66 % de ses revenus au gouvernement pour son premier exercice.